Les auxerrois repartent avec un point mérité du Groupama Stadium. Menés par deux fois, ils ont su réagir et auraient même pu l’emporter en fin de match. C’est un coup d’arrêt pour l’OL qui avait à cœur de se rattraper de leur défaite en Europa Ligue, devant leur public venu en nombre et qui a proposé une belle fête en tribunes, célébrant les 15 ans du kop de supporters « Lyon 1950 ». Les lyonnais stagnent au classement à l’issue de cette 9ème journée.

Homme du match: S. Diomandé (7): Arès une bonne entame de match, il s’est régulièrement fait prendre de vitesse par les accélérations de M. Fofana et G. Mikautadze, le danger lyonnais étant principalement venu de sa zone défensive. Néanmoins, il s’est rattrapé de ses bévues en se retrouvant buteur à la 47ème minute sur un coup de tête rageux, à la réception d’un corner de G. Perrin, et en étant impliqué sur le second but puisqu’il a été l’auteur de la frappe contrée qui a finit au fond des filets du gardien lyonnais (72′). Défensivement, il a su se montrer plus compact et plus solidaire avec ses coéquipiers, ce qui a donné des difficultés aux lyonnais pour créer des décalages.

Olympique Lyonnais ( 4 – 3 – 3 )

L. Perri (6): C’est un match plein pour le portier lyonnais malgré ces deux buts encaissés. Ses longues relances à la main ont encore été un avantage pour l’équipe rhodanienne. En plus de sa sérénité sur son jeu au pied, il est auteur de deux parades décisives, dans les arrêts de jeu, qui sauvent les siens d’une cruelle désillusion.

S. Kumbedi (4): Le jeune latéral droit a souffert en défense, face à H. Traoré. Pourtant très rapide, il a été surpris plus d’une fois par les qualités techniques de son adversaire direct. Une première période durant laquelle on l’a vu perdre des ballons et faire preuve de déchets dans ses transmissions. Il s’est plus projeté en deuxième mi-temps et a rehaussé le curseur défensivement. Une prestation très moyenne pour l’international U19.  Cède sa place à A. Maitland-Niles (84′).

D. Caleta-Car (4): De nouveau titulaire dans la charnière centrale lyonnaise, on l’a souvent vu chercher à joindre M. Fofana, par de longues relances. Combinaison qui s’est avérée payante à de nombreuses reprises en première mi-temps, puisque c’est sur l’un de ses longs ballons que les rhodaniens sont allés chercher un pénalty. Il a perdu certains duels qui ont déséquilibré sa défense et permis aux bourguignons d’amener du danger.

M. Niakhaté (4.5): L’international sénégalais ne s’est pas montré aussi rassurant défensivement que sur les derniers matchs. Il n’a pas été dominant dans le domaine aérien (en témoigne le but de S. Diomandé) et s’est parfois fait avoir par les appels contre appels de F. Ayé. Cependant, il a remporté plus de duels que son homologue lyonnais, et a su rester solide en couverture.

N. Tagliafico (5.5): Il a été surpris par la tonicité et la vivacité de G. Perrin en début de match mais grâce à son agressivité et son style de jeu rugueux, il a très vite repris le dessus. Il a proposé des jaillissements qui ont permis aux lyonnais de mieux se projeter vers l’avant à des moments clés du match. Ses dédoublements n’ont peut-être pas toujours été récompensés, s’étant retrouvé libre de tout marquage par moments, mais non servi.

N. Matic (4): Pour son retour à la compétition, il a hérité du brassard, mais n’a pas proposé une prestation solide comme on a l’habitude de le voir. Il a semblé manqué d’énergie pour pouvoir imposer sa patte dans l’organisation et l’orientation du jeu. Il a aussi été relativement discret à la récupération.  Cède sa place à W. Zaha (77′).

T. Tessmann (5.5): Deuxième titularisation de suite, et deuxième match d’affilé de haut niveau pour le joueur américain. Semblant avoir bien digérer son acclimatation au groupe et au jeu lyonnais, on l’a encore vu abattre un gros travail athlétique et une omniprésence certaine à la récupération. On l’a vu alterner avec N. Matic sur les postes de relayeur et de récupérateur, on l’a aussi vu se projeter un peu plus vers l’avant, mais il a peiné à trouver des décalages. Work in progress.

J. Veretout (4.5): Il a, comme à son habitude, été généreux dans sa débauche d’énergie, mais a manqué d’impact et de créativité au milieu de terrain. N’ayant pas eu la faculté de casser les lignes, il aussi peiné à alimenter ses attaquants. Une prestation en dents de scie pour le n°7 lyonnais.

S. Benrahma (5): Il se dit que S. Benrahma et G. Mikautadze sont très complices en dehors du terrain. Ils l’ont enfin prouvé sur le terrain. Pour preuve, cette magnifique passe décisive sur le second but de l’attaquant géorgien. Son changement de positionnement en seconde période (dans un rôle de meneur de jeu) lui a permis de plus se mettre en évidence. Plus à l’aise, on l’a vu distribuer de meilleurs ballons à ses coéquipiers et d’amener plus de percussion et de créativité au milieu de terrain. Cède sa place à A. Lacazette (69′).

M. Fofana (6): Durant cette rencontre, le nouveau crack lyonnais s’est mis en lumière par son intelligence de jeu. Alors qu’il ne trouvait pas la solution en 1vs1, il s’est fait oublier et a choisi d’exploiter la verticalité par ses appels en profondeur, se jouant du positionnement très offensif du piston droit auxerrois et s’appuyant sur sa vitesse. Après avoir touché la barre sur une frappe enroulée à l’entrée de la surface (32′), c’est sur un de ses centres travaillés (mais loupé) qu’intervient le pénalty. Il aurait aussi pu bénéficier d’un pénalty en seconde période, sur un bel exploit individuel.

G. Miautadze (7): Malgré une entame de match poussive, il n’a rien lâché et s’est battu pour tenter d’exploiter chaque ballon possible et a été récompensé en provoquant un pénalty (après une intervention tardive de la VAR qui fera couler beaucoup d’encres). Il s’est chargé de le tirer et de le transformer pour s’offrir son premier but, tant attendu, sous les couleurs de son club formateur. Son second but de la tête, sur une offrande de S. Benrahma témoigne de son activité et de ses bonnes intentions, et valorise sa belle prestation. Cède sa place à R. Cherki (78′).

A.J Auxerre ( 3 – 4 – 2 – 1 )

D. Léon (6.5): Au même titre que son homologue lyonnais, il s’est distingué par la qualité de ses dégagements et a fait preuve d’une grande sérénité dans les situations chaudes (notamment cette action en fin de première mi-temps sur une passe en retrait hasardeuse de l’un de ses défenseurs). Il s’est montré intraitable sur sa ligne en remportant des duels décisifs (face à G. Mikautadze et M. Fofana) qui ont permis à son équipe de rester dans le match.

S. Diomandé (7): voir ci-dessus.

Jubal (6): Le capitaine de l’AJA s’est montré discipliné défensivement. Il a dû faire parler sa vitesse afin de pouvoir contenir les déplacements du buteur lyonnais. Il a aussi été appliqué à la relance, s’efforçant de relancer court pour tenter de garder des temps de possession. Il a été impérial dans le domaine aérien, prenant l’ascendant sur les attaquants rhodaniens.

C. Akpa (6): Il a été auteur de plusieurs interventions autoritaires mais justes, rendant la vie compliquée à S. Benrahma durant le premier acte. Comme son capitaine, lui aussi s’est montré intraitable dans le domaine aérien, et a été précieux sur coups de pieds arrêtés. Prestation très solide de la part du jeune défenseur auxerrois.

G. Mensah (5.5): En première période, on l’a régulièrement vu monter d’un cran sur les phases offensives, faisant office de piston. Il a su amener du danger sur ses remises en une touche de balle et a proposé une complicité intéressante avec H. Traoré. Ses prises d’initiative dans ses déplacements ont soulagé ses coéquipiers et ont permis d’aérer le jeu. En seconde période, face aux assauts lyonnais, on l’a surtout vu se concentrer sur ses tâches défensives, sur lesquelles il s’est montré efficace.

E. Owusu (7): Formé à l’OL, il n’a pas dérogé à la règle des joueurs qui performent face à leur ancien club. Sa densité physique et sa faculté à répéter les efforts ont fait du mal aux milieux de terrains lyonnais. Son pressing de tous les instants lui a permis de récupérer plusieurs ballons et d’amorcer des contres. Il a parfois réussi à combiner avec ses attaquants, créant des situations intéressantes pour son équipe. Son omniprésence tout terrain a permis aux siens de rester dans le match. Cède sa place à A. Diousse (91′).

K. Danois (3): Auteur d’une belle entame de match, le jeune milieu de terrain s’est éteint peu de temps après le quart d’heure de jeu. Il a été relativement discret, et a semblé avoir eu du mal à suivre le rythme de la partie. Il cède sa place dès la reprise de la seconde période à R. Raveloson (46′).

K. Hoever (5): Positionné comme piston droit, son apport offensif a été intéressant et a contribué à amener du danger dans la surface adverse, mais il a souvent été pris dans le dos, par les nombreux appels de M. Fofana, laissant S. Diomandé au duel avec le virevoltant ailier belge.

H. Traoré (7): Il a indéniablement été le dynamiteur de son équipe. Sa tonicité et sa technicité lui ont permis d’amener du danger dans la surface adverse. Opposé à S. Kumbedi, il a remporté beaucoup de duels et a été récompensé en se retrouvant buteur. Il a contré volontairement une frappe dévissée de S. Diomandé qui a permis de prendre à contre-pied le gardien lyonnais (72′). Cède sa place à A. Onaiwu (84′).

G. Perrin (6.5):  Lui aussi est un ancien lyonnais de formation et lui aussi s’est fendu d’une belle prestation. Son activité importante (avec et sans ballons) lui a permis d’apporter de la densité dans le jeu auxerrois. Positionné entre l’attaque et le milieu de terrain, il a touché beaucoup de ballons et a souvent mis sous pression les défenseurs lyonnais grâce à sa capacité à s’extirper du marquage et à jouer dans de petits périmètres. Il a régulièrement amener du danger aux abords de la surface rhodanienne. Il est remplacé par T. Bair à la 67ème minute.

F. Ayé (4): Dans un rôle d’attaquant de pointe, il a été moins en vue que son coéquipier, G. Perrin. A défaut de s’être créer des occasions franches, il a contribué à ce que les bourguignons se procurent quelques situations intéressantes dans lesquelles ils ont pu apporter un peu de danger dans la surface adverse. Cède sa place à L. Sinayoko (67′).

Avatar de Idris Bendongué

Published by

Laisser un commentaire