Coup d’arrêt surprenant pour le Real Madrid. Les Merengues s’inclinent dans les derniers instants de la rencontre et voient leurs voisins de l’Atlético revenir à un point dans la course à la première place de la Liga.
Homme du match : J. Garcia (8) : Si l’Espanyol a pu l’emporter ce soir, c’est, en grande partie, grâces aux nombreuses parades de J. Garcia. Impérial sur sa ligne, parfois chanceux aussi (sur le poteau de Rodrygo), il n’a pas manqué une seule de ses sorties aériennes. Un grand match pour le portier catalan.
Espanyol Barcelone ( 4 – 4 – 2 )
J. Garcia (8) : voir ci-dessus.
O. El Hilali (6) : En souffrance face à la vitesse et au récital technique de Vinicius, il n’a pas eu d’autres choix que de se mettre à la faute un certain nombre de fois. Puis, en fin de match, il s’est retrouvé passeur décisif du seul et unique but de la partie en distillant un centre millimétré.
M. Kumbulla (6.5) : Un match courageux et au forceps. Son équipe a tout bonnement été acculée pendant 90 minutes et il a tenu bon, commettant peu de fautes, contrairement à l’ensemble de ses partenaires. Il a su à la fois être au marquage sur un K. Mbappé remuant et en couverture face aux accélérations de Vinicius.
L. Cabrera (5) : Il a commis beaucoup de fautes face aux assauts incessants des madrilènes, provoquant des coups francs dangereux. Souvent présent à la récupération dans le domaine aérien, il a, aussi, souvent été battu aux duels.
C. Romero (7) : Comme beaucoup de ses coéquipiers il a dû faire preuve de vice et d’agressivité pour tenter de garder le score vierge. Il est auteur d’une énorme faute sur K. Mbappé qui a été sanctionnée d’un jaune mais qui aurait sans doute mérité l’exclusion. Le milieu de terrain est le héros des siens ce soir, se muant en buteur (miraculeux). Il a repris de volée, au second poteau, un centre idéalement travaillé d’O. El Hilali sur une des seules occasions franches de son équipe.
J. Carreras (4) : Hormis cette frappe cadrée (mais timide) à ras de terre à l’issue d’un joli mouvement collectif en une touche de balle(18′), on l’a surtout vu œuvrer défensivement. Sa solidarité avec O. El Hilali a payé puisque Vinicius n’est pas parvenu à se montrer décisif. Cède sa place à A. Tejero (67′).
P. Lozano (3) : Il est peut-être le joueur catalan qui a généré le plus de frustration chez les joueurs du Real. Truqueur et rusé, il s’est distingué dans le domaine, notamment sur les coups de pieds arrêtés adverses. Bien lui en a pris parce qu’il n’a pas été sanctionné, quelques madrilènes ont commencé à sortir de leur match et l’Espanyol ressort vainqueur de cette rencontre. Footballistiquement parlant, on ne l’a pas remarqué, son équipe ayant défendu tout le match.
A. Kral (5.5) : L’ancien joueur de l’Union Berlin a réalisé une prestation honorable. Il a su proposer une opposition physique intense au milieu de terrain, empêchant le milieu de terrain du Real de pouvoir s’exprimer comme il le souhaitait. Il a notamment beaucoup gêné D. Ceballos, qui n’a pu percuter et amener de la vitesse dans la construction du jeu.
U. Gonzalez (4) : Une prestation très discrète pour lui. Défenseur central de métier, son positionnement excentré au milieu de terrain est très certainement un coup tactique pour tenter de contenir les débordements et pénétrations madrilènes. Cela a moyennement marché puisque c’est sur le côté droit que les madrilènes sont parvenus à créer le plus de danger. Cependant, cela s’est avéré payant sur le long terme au vu du résultat final. Cède sa place à A. Roca (67′).
J. Puado (3) : Le capitaine catalan ne s’est pas illustré offensivement. Aucune occasion à son actif, très peu de ballons touchés mais une solidarité défensive exemplaire. Cède sa place à F. Calero (83′).
R. Fernandez (3) : Le buteur de l’Espanyol a endossé un rôle ingrat, se concentrant surtout à tenter de gêner la défense madrilène dans leurs relances et en essayant de faire la différence sur des longs ballons. Autant dire qu’il n’est parvenu à ne faire ni l’un ni l’autre, mais à l’instar de son capitaine, il faut saluer son état d’esprit. Cède sa place à A. Veliz (74′).
Real Madrid ( 4 – 2 – 3 – 1 )
T. Courtois (4) : Le portier madrilène ne peut rien sur le but encaissé. Il est pris à contre-pied sur une volée à bout portant. Il n’a quasiment rien eu à faire d’autre de la partie. Sa montée sur le dernier corner, dans les derniers instants du match, n’a rien changé.
L. Vasquez (6) : Le capitaine Merengue a été très actif offensivement. On l’a vu tout tenter, combinant tours à tours avec Rodrygo, J. Belligham et K. Mbappé. C’est grâce à ses dédoublements et son jeu en mouvements que Rodrygo a pu trouver des espaces et intervalles à exploiter. Malheureusement, cela n’a pas suffit. Cède sa place à B. Diaz (80′).
A. Tchouaméni (5) : C’est un match cruel pour le vice-capitaine de l’Equipe de France. Alors qu’il n’avait absolument rien à se reprocher, proposant une copie très propre, parvenant même, par moments, à casser les lignes par la passe, il s’est fait surprendre sur cette contre-attaque catalane qui a entrainé le but.
A. Rüdiger (n.n) : Blessé, il cède sa place à R. Asencio dès la 15ème minute de jeu.
R. Asencio (5) : Le jeune central formé à la Cantera a fait parler sa vitesse pour couper les contre-attaques catalanes. Comme A. Tchouaméni il a connu une rencontre plutôt tranquille jusqu’à cette 85ème minute et ce but surprise.
F. Garcia (4) : On aurait aimé voir le latéral espagnol apporter plus de solutions dans le couloir gauche à l’image de L. Vasquez, côté opposé, d’autant qu’il n’a pas été débordé défensivement. Le peu de fois où il est monté, il a amené de la percussion et a permis à Vini Jr. d’éliminer plus facilement les défenseurs. Et c’est aussi sur l’une de ses seules montées qu’est provenu le but, le centre étant venu de son couloir, qu’il avait complètement délaissé.
F. Valeverde (4) : Le milieu uruguayen a été précieux dans son rôle de box to box. Présent aux abords de sa propre surface, faisant office de premier relanceur, on l’a aussi remarqué de l’autre côté du terrain, apportant du surnombre. Malheureusement c’est la seule chose qu’il a apporté. Il a cruellement manqué de mouvements et de rythme dans les trente derniers mètres et n’a que trop peu tenté sa chance, lui qui possède une qualité et une puissance de frappe indéniable.
D. Ceballos (3.5) : Gêné en première mi-temps par l’intensité physique imposée par les catalans, il a gagné en maitrise en seconde période. Malgré cela, il a clairement manqué de créativité, ce qui aurait pu permettre de créer des décalages et des espaces à ses coéquipiers. Lui aussi n’a proposé que peu de mouvements et de combinaisons dans le domaine offensif. Cède sa place à L. Modric (80′).
Rodrygo (6) : Il a été l’attaquant de la Casa Blanca le plus actif et le plus dangereux. Il a proposé beaucoup de mouvements, faisant bien la paire avec L. Vasquez et a réussi de nombreuses incursions dans la surface de l’Espanyol. Il est, d’ailleurs, venu trouver le poteau sur l’une d’elle (75′).
J. Bellingham (4) : Il a beaucoup tenté sa chance face aux buts, il a rarement trouvé le cadre, faisant preuve, parfois, d’excès d’individualisme. Il s’est tout de même évertué à trouver des espaces, se plaçant régulièrement entre les défenseurs, mais n’est pas parvenu à combiner avec ses coéquipiers. On l’a senti très frustré.
Vinicius Jr. (5.5) : Un but magnifique refusé pour une faute sur une action assez confuse entre K. Mbappé et P. Lozano (20′). Il s’est littéralement baladé sur son côté gauche durant le premier acte, avant d’être mieux ficelé en seconde période. Il a connu des difficultés pour trouver K. Mbappé et a profité de sa vitesse pour tenter de faire des différences, mais il s’est montré trop imprécis dans la finition.
K. Mbappé (4) : Une première période discrète durant laquelle il s’est heurté à un bloc défensif barcelonais compact. Il est venu trouver le poteau dans un angle plus que fermé, sur un ballon détourné du gardien suite à une lourde frappe de J. Bellingham. Par la suite on l’a vu revenir au milieu de terrain pour prendre de la vitesse, que ce soit dans l’axe ou sur le côté gauche. Il fut plus percutant mais les défenseurs ne lui ont fait aucun cadeau, n’hésitant pas à commettre implicitement des fautes (parfois grossières) pour le stopper. Il n’aura aucun mal à oublier cette rencontre dans laquelle pas grand chose ne lui a souri.

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